la justice britannique a rejeté les accusations de shein contre temu concernant l'utilisation non autorisée de photos, confirmant l'innocence de temu dans cette affaire.

La justice britannique rejette les accusations de Shein contre Temu pour usage non autorisé de photos

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La justice britannique a rejetĂ© les accusations portĂ©es par Shein contre Temu dans un litige judiciaire portant sur l’usage non autorisĂ© de photos de vĂȘtements. La dĂ©cision rendue par la Haute Cour de Londres rappelle une rĂ©alitĂ© essentielle : dĂ©tenir une image, l’exploiter et faire condamner une plateforme sont trois choses trĂšs diffĂ©rentes.

Nostalgique des Polaroid instantané ? Voilà ce que tu dois retenir :

  • ✅ Point clĂ© : Shein n’a pas obtenu gain de cause contre Temu malgrĂ© l’utilisation de milliers de visuels contestĂ©s.
  • đŸ“· Point clĂ© : une licence non exclusive ne donne pas toujours le droit d’engager seule une action pour violation des droits d’auteur.
  • ⚖ Point clĂ© : la localisation des serveurs et la connaissance effective des contenus peuvent peser lourd devant un tribunal.
  • đŸ›Ąïž Point clĂ© : pour un photographe ou une petite marque, un contrat clair reste la meilleure protection de sa propriĂ©tĂ© intellectuelle.

Justice britannique : pourquoi les accusations de Shein contre Temu ont été rejetées

Le dossier opposant Shein Ă  Temu n’est pas un simple conflit entre deux gĂ©ants du commerce en ligne. Il met en lumiĂšre le fonctionnement concret des marketplaces, ces plateformes qui hĂ©bergent les offres de milliers de vendeurs indĂ©pendants. Shein reprochait Ă  Temu la prĂ©sence, sur sa version britannique, de fiches de produits illustrĂ©es par des photos de vĂȘtements dont elle revendiquait les droits d’auteur.

La dĂ©cision de la justice britannique, rendue le 13 aoĂ»t 2026, a pourtant dĂ©boutĂ© Shein. Les images visĂ©es avaient Ă©tĂ© publiĂ©es par des vendeurs tiers prĂ©sents sur Temu, et non nĂ©cessairement par Temu lui-mĂȘme. Ce point est dĂ©cisif : une plateforme ne devient pas automatiquement responsable de chaque contenu mis en ligne par ses utilisateurs ou ses marchands partenaires.

Le tribunal a distinguĂ© plusieurs catĂ©gories de visuels. Pour les photos rĂ©alisĂ©es par des salariĂ©s de Shein, l’entreprise disposait bien de droits. Temu n’a d’ailleurs pas contestĂ© cet aspect et avait retirĂ© plusieurs milliers de fiches litigieuses de son site. Ce retrait ne vaut toutefois pas reconnaissance automatique d’une responsabilitĂ© juridique complĂšte. C’est une rĂ©ponse pratique Ă  un signalement, pas forcĂ©ment l’aveu d’une faute.

La difficultĂ© est apparue avec les photos produites par des fournisseurs ou des agences externes. Dans au moins un cas examinĂ© en dĂ©tail, Shein ne disposait que d’une licence d’utilisation non exclusive. Autrement dit, la marque pouvait utiliser l’image, mais n’en dĂ©tenait pas l’ensemble des prĂ©rogatives nĂ©cessaires pour agir comme seul titulaire contre un tiers. C’est le genre de nuance qui peut faire basculer une affaire, mĂȘme lorsque la copie paraĂźt Ă©vidente Ă  premiĂšre vue.

Pour une personne qui commande en ligne, ce dĂ©bat peut sembler trĂšs Ă©loignĂ©. Pourtant, il concerne directement la valeur d’une image commerciale. Une photo de vĂȘtement ne montre pas uniquement une robe, un pull ou un sac : elle organise une lumiĂšre, une coupe, une pose, une retouche et une intention de vente. Sur une fiche produit, ce visuel peut ĂȘtre l’élĂ©ment qui dĂ©clenche l’achat. Sa rĂ©utilisation non autorisĂ©e peut donc crĂ©er une vraie perte Ă©conomique et brouiller l’identitĂ© d’une marque.

Imagine LĂ©a, crĂ©atrice d’accessoires Ă  Colmar. Elle confie Ă  un photographe une sĂ©rie de clichĂ©s pour sa boutique en ligne : fond neutre, dĂ©tails matiĂšres, versions portĂ©es, ambiance de saison. Si son contrat prĂ©voit seulement un droit d’utilisation limitĂ© pour son propre site, elle ne pourra pas forcĂ©ment poursuivre seule une autre entreprise qui copierait les images. Le photographe, titulaire initial des droits, devra peut-ĂȘtre intervenir. C’est prĂ©cisĂ©ment la mĂ©canique que cette affaire remet sous les projecteurs.

Le cas Shein-Temu ne signifie donc pas que les photos sont libres de circulation sur les marketplaces. Il montre plutĂŽt que la preuve doit ĂȘtre mĂ©thodique : qui a créé l’image ? Qui la possĂšde ? Quel contrat a Ă©tĂ© signĂ© ? Sur quels territoires et supports l’autorisation est-elle valable ? Sans rĂ©ponses solides, les accusations perdent vite de leur force devant un juge.

Les comptes rendus publiĂ©s par Reuters sur le jugement de Londres soulignent ce point central : le dĂ©bat ne portait pas seulement sur les photos visibles par les internautes, mais aussi sur le statut juridique prĂ©cis de chacune d’elles. Dans le droit d’auteur, la traçabilitĂ© vaut souvent autant que l’image elle-mĂȘme.

la justice britannique a rejeté les accusations de shein contre temu concernant l'utilisation non autorisée de photos, clarifiant ainsi le litige entre les deux entreprises.

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Usage non autorisé de photos : la différence entre propriété, licence et autorisation

Lorsqu’une image circule sur internet, beaucoup pensent qu’il suffit d’indiquer son auteur ou de la retirer aprĂšs rĂ©clamation. La rĂ©alitĂ© est plus exigeante. En France comme au Royaume-Uni, le droit d’auteur protĂšge gĂ©nĂ©ralement une photographie originale dĂšs sa crĂ©ation, sans dĂ©pĂŽt obligatoire. Mais cette protection ne rĂ©pond pas, Ă  elle seule, Ă  toutes les questions : le photographe est-il titulaire des droits ? A-t-il cĂ©dĂ© une partie de ses droits ? Le client a-t-il reçu une licence exclusive ou non exclusive ?

Dans le litige judiciaire entre Shein et Temu, cette diffĂ©rence a Ă©tĂ© dĂ©terminante. Une licence non exclusive permet Ă  son bĂ©nĂ©ficiaire d’utiliser une photo dans les conditions prĂ©vues. Elle n’empĂȘche pas nĂ©cessairement l’auteur ou l’agence de l’accorder Ă  d’autres. Cette formule est frĂ©quente lorsqu’une marque achĂšte des contenus en volume auprĂšs d’un fournisseur, d’une banque d’images ou d’une agence de production.

À l’inverse, une cession ou une licence exclusive donne au client un contrĂŽle plus large, mais uniquement si le contrat le dit clairement. Il faut prĂ©ciser les supports autorisĂ©s, la durĂ©e, les pays concernĂ©s, la possibilitĂ© de recadrer ou retoucher, ainsi que le droit de transfĂ©rer le visuel Ă  un partenaire. Une formulation vague comme « photos libres d’utilisation » est dangereuse : elle ne protĂšge ni le photographe ni le client lorsque survient un conflit.

Droits d’auteur : les vĂ©rifications Ă  faire avant de publier une photo

Pour Ă©viter une situation comparable, il faut conserver une vĂ©ritable chaĂźne de preuves. Une marque, un artisan ou un photographe ne devrait pas se contenter du fichier final reçu par e-mail. Il faut archiver le contrat, les devis acceptĂ©s, les factures, les Ă©changes validant la diffusion et, si possible, les fichiers sources. Ces Ă©lĂ©ments ne remplacent pas un jugement, mais ils permettent d’établir une chronologie crĂ©dible.

ÉlĂ©ment Ă  contrĂŽlerPourquoi il compteRĂ©flexe utile
đŸ“· Auteur de la photoIl est souvent titulaire initial des droitsIdentifier prĂ©cisĂ©ment photographe, agence ou fournisseur
📄 Type de licenceElle dĂ©finit les usages permisVĂ©rifier si elle est exclusive ou non exclusive
🌍 Territoire autorisĂ©Un site est accessible partout, mais les droits peuvent ĂȘtre limitĂ©sPrĂ©voir les pays et plateformes visĂ©s
🛒 Usage commercialUne publication Ă©ditoriale n’équivaut pas Ă  une publicitĂ©Faire inscrire e-commerce, rĂ©seaux sociaux et publicitĂ©
đŸ§Ÿ Preuves d’antĂ©rioritĂ©Elles facilitent un signalement ou une actionArchiver originaux, mĂ©tadonnĂ©es et contrats

Pour LĂ©a, notre crĂ©atrice fictive, la solution la plus simple serait de demander dĂšs le dĂ©part un contrat lisible. Si elle veut publier les photos sur Instagram, sa boutique, une marketplace, une newsletter et une campagne sponsorisĂ©e, cela doit ĂȘtre prĂ©vu. Si elle souhaite transmettre les fichiers Ă  un revendeur, cette possibilitĂ© doit aussi ĂȘtre Ă©crite. Ce n’est pas du formalisme inutile : c’est le moyen d’éviter de dĂ©couvrir trop tard qu’elle ne peut pas agir seule.

Les photographes locaux connaissent bien cette rĂ©alitĂ©. Un portrait rĂ©alisĂ© pour un site vitrine, une photo d’équipe ou un catalogue produit peut se retrouver sur une page partenaire, dans une publicitĂ© ou sur un comparateur. Pour approfondir la valeur documentaire et humaine d’une image, le regard portĂ© sur la photographie engagĂ©e de Don McCullin rappelle Ă  quel point une photo ne se rĂ©duit jamais Ă  un simple fichier disponible.

Une image bien autorisĂ©e est une image dont chacun connaĂźt les limites d’usage avant sa publication. Cette prĂ©caution protĂšge le crĂ©ateur, mais aussi le client qui finance la sĂ©ance et souhaite utiliser son contenu sereinement.

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Temu, vendeurs tiers et tribunal : la responsabilitĂ© d’une marketplace en question

Le jugement britannique apporte un Ă©clairage utile sur la responsabilitĂ© des plateformes. Temu propose une quantitĂ© trĂšs importante de rĂ©fĂ©rences, des vĂȘtements aux jouets, en passant par la dĂ©coration, les outils et les produits high-tech. Son dĂ©veloppement en Europe depuis 2023 repose sur une offre abondante, des prix bas et la participation de nombreux vendeurs. Dans ce modĂšle, la plateforme organise l’accĂšs au marchĂ©, mais chaque fiche n’est pas nĂ©cessairement créée ni contrĂŽlĂ©e Ă  l’avance par son opĂ©rateur.

Shein soutenait que les visuels litigieux avaient Ă©tĂ© reproduits sur le site britannique de Temu. Cet argument a finalement Ă©tĂ© abandonnĂ© au cours de la procĂ©dure, notamment parce que les serveurs de Temu se trouvaient hors du Royaume-Uni, en Irlande selon la dĂ©cision. Le dĂ©tail paraĂźt technique, mais il touche Ă  une rĂ©alitĂ© structurante du commerce numĂ©rique : le lieu d’hĂ©bergement, le lieu de mise Ă  disposition et le lieu oĂč le dommage est invoquĂ© ne se confondent pas toujours.

La juge Kelyn Bacon a aussi retenu qu’en cas de violation, Temu n’en avait pas connaissance. Sans connaissance effective des contenus concernĂ©s, la plateforme ne pouvait pas ĂȘtre tenue responsable de la mĂȘme maniĂšre qu’un acteur qui aurait lui-mĂȘme chargĂ© ou validĂ© les images. Cela ne crĂ©e pas un permis de tout publier. Cela impose plutĂŽt aux titulaires de droits de signaler prĂ©cisĂ©ment les contenus et aux plateformes d’agir correctement lorsqu’elles sont alertĂ©es.

Cette logique intĂ©resse directement les indĂ©pendants. Un restaurant, une chambre d’hĂŽtes ou une boutique artisanale qui dĂ©couvre ses photos sur une marketplace doit d’abord documenter la situation : capture d’écran datĂ©e, adresse de la page, nom du vendeur, visuel original, contrat et Ă©ventuel numĂ©ro de commande. Ensuite, un signalement clair a beaucoup plus de chances d’aboutir qu’un message gĂ©nĂ©ral accusant la plateforme de vol.

Ce qu’un signalement solide doit contenir

  • 🔎 Le lien exact vers chaque fiche concernĂ©e, afin d’éviter toute ambiguĂŻtĂ©.
  • 📾 Le fichier original ou une preuve d’antĂ©rioritĂ© montrant la crĂ©ation de l’image.
  • ✍ L’identitĂ© du titulaire des droits d’auteur et son rĂŽle dans la production.
  • 📄 Le contrat ou la licence Ă©tablissant le pĂ©rimĂštre d’exploitation autorisĂ©.
  • ⏱ Une demande explicite : retrait, blocage du vendeur, conservation des preuves ou rĂ©ponse Ă©crite.

Cette mĂ©thode n’a rien de spectaculaire, mais elle est efficace. La plateforme doit pouvoir identifier rapidement le contenu, Ă©valuer la demande et supprimer les annonces si le signalement est fondĂ©. Dans l’affaire Shein-Temu, Temu a retirĂ© des milliers de fiches, ce qui montre que les mĂ©canismes de retrait peuvent fonctionner. La difficultĂ© portait ensuite sur la responsabilitĂ© globale et sur la capacitĂ© de Shein Ă  faire reconnaĂźtre l’ensemble de ses prĂ©tentions.

La rĂ©action de Shein a Ă©tĂ© ferme : l’entreprise a estimĂ© que Temu Ă©chappait Ă  une mise en cause au Royaume-Uni grĂące Ă  l’implantation irlandaise de ses serveurs. De son cĂŽtĂ©, le jugement ne dit pas que les images n’avaient aucune valeur ; il indique que les conditions juridiques permettant de condamner Temu n’étaient pas rĂ©unies. Nuance importante : un contenu peut ĂȘtre problĂ©matique tout en ne permettant pas, dans un contexte donnĂ©, de faire condamner l’hĂ©bergeur ou l’opĂ©rateur de la place de marchĂ©.

Pour les petites structures, la leçon est concrĂšte. Ne publie pas tes images sans sauvegarder les sources et les autorisations. Ne laisse pas non plus une atteinte prĂ©sumĂ©e sans rĂ©ponse pendant des mois : plus le dossier est ancien, plus les pages changent, les vendeurs disparaissent et les preuves s’éparpillent. Face Ă  une marketplace, la prĂ©cision est plus utile que l’indignation.

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Shein face Ă  Temu : ce que ce litige judiciaire change pour les marques et photographes

Shein, fondĂ©e en Chine en 2012 et aujourd’hui installĂ©e Ă  Singapour, incarne l’ultra fast fashion : renouvellement accĂ©lĂ©rĂ© des collections, prix rĂ©duits et communication tournĂ©e vers les rĂ©seaux sociaux. Temu s’est imposĂ©e avec une stratĂ©gie diffĂ©rente mais tout aussi massive, en Ă©largissant bien au-delĂ  de l’habillement. Leur affrontement dĂ©passe donc les deux entreprises : il rĂ©vĂšle les tensions créées par l’économie de l’image Ă  grande vitesse.

Dans la mode en ligne, une fiche produit n’est jamais neutre. Une mĂȘme robe peut ĂȘtre photographiĂ©e sur fond blanc, portĂ©e dans la rue ou mise en scĂšne dans un studio lumineux. Chaque choix influence la perception de qualitĂ© et la confiance de l’acheteur. Lorsqu’un vendeur reprend la photo d’un concurrent, il peut donner l’impression que le produit reçu aura la mĂȘme coupe, la mĂȘme matiĂšre ou la mĂȘme finition. Le prĂ©judice concerne alors Ă  la fois les droits d’auteur, la rĂ©putation et la clartĂ© de l’information donnĂ©e au consommateur.

Ce point doit alerter les marques locales. Une biscuiterie alsacienne, une crĂ©atrice de bijoux ou un hĂŽtel indĂ©pendant n’ont pas le budget juridique de groupes internationaux. En revanche, elles peuvent mettre en place une organisation simple : nommer correctement leurs fichiers, inscrire les crĂ©dits dans une base interne, conserver les contrats, intĂ©grer des conditions d’utilisation sur leur mĂ©diathĂšque et surveiller ponctuellement les recherches d’images inversĂ©es.

Il ne faut pas tomber dans le fantasme d’une protection absolue. Un filigrane visible peut gĂȘner la rĂ©utilisation, mais il peut aussi nuire au rendu commercial et ĂȘtre effacĂ©. Les mĂ©tadonnĂ©es peuvent ĂȘtre utiles, mais certaines plateformes les suppriment Ă  l’import. Le dispositif le plus robuste reste la combinaison d’un original archivĂ©, d’un contrat prĂ©cis, d’une publication datĂ©e et d’une rĂ©action rapide en cas de reprise litigieuse.

Les professionnels doivent Ă©galement Ă©viter une erreur frĂ©quente : tĂ©lĂ©charger une photo « trouvĂ©e sur Google » pour illustrer un produit ou un article. Google est un moteur de recherche, pas une banque de contenus librement exploitables. Le fait qu’une image soit accessible publiquement ne transforme pas son usage commercial en usage autorisĂ©. Les mĂȘmes rĂšgles s’appliquent aux contenus repĂ©rĂ©s sur Instagram, Pinterest ou une fiche de marketplace.

Un autre exemple permet de comprendre l’enjeu. Un photographe rĂ©alise une campagne pour un domaine viticole prĂšs de Colmar. Le client paie la sĂ©ance et reçoit l’autorisation d’utiliser les images pour son site, ses rĂ©seaux sociaux et ses supports touristiques. Quelques mois plus tard, un revendeur reprend les photos sur une place de marchĂ© internationale sans l’accord du domaine ni du photographe. Avant toute dĂ©marche, il faut vĂ©rifier qui est en droit d’agir : le photographe seul, le domaine grĂące Ă  une cession, ou les deux selon les clauses.

Les rĂ©cits visuels mĂ©diatisĂ©s soulĂšvent Ă©galement des enjeux de contexte, de diffusion et de responsabilitĂ©. L’analyse consacrĂ©e aux nouvelles photos liĂ©es Ă  l’affaire Epstein illustre, dans un cadre trĂšs diffĂ©rent, la nĂ©cessitĂ© de distinguer la possession d’un document, son interprĂ©tation et son droit de publication. La circulation d’une image ne suffit jamais Ă  rĂ©gler les questions juridiques et Ă©thiques qui l’entourent.

La Haute Cour de Londres a aussi estimĂ© que Temu pourrait rĂ©clamer une indemnisation Ă  Shein, dont le montant doit ĂȘtre fixĂ© ultĂ©rieurement. VoilĂ  un avertissement net pour les entreprises : engager une action sans chaĂźne de droits parfaitement Ă©tablie peut coĂ»ter cher. Avant d’accuser un concurrent, il faut pouvoir dĂ©montrer exactement ce que l’on possĂšde et ce que l’on peut dĂ©fendre.

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PropriĂ©tĂ© intellectuelle des photos : les rĂ©flexes concrets Ă  adopter dĂšs aujourd’hui

Le cas Shein contre Temu peut sembler disproportionnĂ© pour un photographe indĂ©pendant ou une petite entreprise. Pourtant, les principes Ă  retenir sont identiques Ă  toutes les Ă©chelles. Une image professionnelle reprĂ©sente du temps de prĂ©paration, du matĂ©riel, de la direction artistique, de la prise de vue, de la sĂ©lection et de la retouche. La considĂ©rer comme un simple Ă©lĂ©ment interchangeable fragilise tout l’écosystĂšme crĂ©atif.

La premiĂšre dĂ©cision utile consiste Ă  formaliser chaque collaboration. Avant une sĂ©ance, le photographe doit expliquer ce qui est livrĂ© et ce qui est autorisĂ©. Le client doit savoir s’il peut diffuser les fichiers sur son site, imprimer des affiches, confier les images Ă  une agence de communication ou les transmettre Ă  un rĂ©seau de franchisĂ©s. Il ne s’agit pas de rendre la relation lourde : il s’agit de poser un cadre clair avant que la photo ne circule.

Ensuite, il faut organiser l’archivage. Une arborescence simple suffit : annĂ©e, client, projet, contrat, originaux, exports et preuves de publication. Les fichiers RAW, les planches de contact et les mĂ©tadonnĂ©es donnent du poids Ă  une demande de retrait. Pour le client, conserver les factures et les licences permet de vĂ©rifier rapidement ses droits si une plateforme, un partenaire ou un concurrent pose question.

La troisiĂšme Ă©tape est la surveillance raisonnable. Il n’est pas nĂ©cessaire de passer ses journĂ©es Ă  traquer chaque reprise. En revanche, une recherche ponctuelle par image, un contrĂŽle des marketplaces oĂč sont revendus ses produits et une veille sur les rĂ©seaux sociaux peuvent rĂ©vĂ©ler des usages non autorisĂ©s. Si une copie est trouvĂ©e, la meilleure sĂ©quence reste : conserver les preuves, relire le contrat, contacter l’auteur ou le titulaire, puis envoyer un signalement ciblĂ©.

Une méthode simple pour protéger un reportage, un catalogue ou une campagne

  1. 📁 Archiver les originaux et les exports finaux dans un espace sĂ©curisĂ©.
  2. 📝 Faire signer un document qui prĂ©cise les droits cĂ©dĂ©s ou concĂ©dĂ©s.
  3. 🌐 Lister les canaux prĂ©vus : site, rĂ©seaux sociaux, affichage, e-commerce, presse ou publicitĂ©.
  4. 🔐 Éviter de transmettre les fichiers haute dĂ©finition Ă  des tiers sans nĂ©cessitĂ© identifiĂ©e.
  5. ⚖ En cas de copie, constituer un dossier datĂ© avant de demander le retrait du contenu.

Cette approche aide aussi Ă  prĂ©server la confiance avec les clients. Un couple qui commande des photos de mariage veut pouvoir les partager avec ses proches. Une entreprise souhaite les publier pour se dĂ©velopper. Ces usages sont lĂ©gitimes, mais ils doivent ĂȘtre distinguĂ©s d’une revente, d’une campagne publicitaire ou d’une transmission Ă  un tiers. Le bon photographe n’empĂȘche pas l’usage : il l’encadre pour que chacun sache oĂč il va.

Pour trouver un professionnel capable d’expliquer ces sujets sans jargon, l’annuaire local reste un repĂšre pratique. Un Ă©change direct avant la sĂ©ance permet d’aborder le style d’images, les livrables, les dĂ©lais et les autorisations. C’est souvent bien plus rassurant que de valider des conditions gĂ©nĂ©rales au milieu d’une commande automatisĂ©e.

Le jugement britannique ne ferme pas le dĂ©bat sur la responsabilitĂ© des grandes plateformes. Il rappelle surtout que les droits d’auteur se gagnent d’abord sur le terrain de la preuve, du contrat et de la cohĂ©rence. Que tu sois photographe, artisan ou dirigeant d’une petite structure, protĂšge tes fichiers au moment oĂč tu les crĂ©es : c’est lĂ  que se joue la libertĂ© de les utiliser demain. Une belle photo mĂ©rite une diffusion juste, documentĂ©e et respectueuse.

Pourquoi Shein a-t-il perdu son action contre Temu ?

La Haute Cour de Londres a notamment retenu que certaines photos Ă©taient exploitĂ©es par Temu via des vendeurs tiers, que Shein ne dĂ©tenait parfois qu’une licence non exclusive et que Temu n’avait pas connaissance des atteintes allĂ©guĂ©es.

Une licence non exclusive permet-elle de poursuivre un usage non autorisé ?

Pas toujours seule. Elle autorise l’utilisation de la photo dans un cadre dĂ©fini, mais le droit d’agir contre un tiers dĂ©pend du contrat et des prĂ©rogatives conservĂ©es par l’auteur ou l’agence.

Que faire si une marketplace utilise mes photos sans autorisation ?

Conserve des captures datées, les liens précis, les fichiers originaux et le contrat. Identifie le titulaire des droits puis adresse un signalement complet à la plateforme ou au vendeur.

Le paiement d’une sĂ©ance photo donne-t-il tous les droits au client ?

Non. Le paiement rĂ©munĂšre la prestation, mais les usages autorisĂ©s doivent ĂȘtre prĂ©cisĂ©s dans une licence ou une cession Ă©crite : supports, durĂ©e, territoire et Ă©ventuelle transmission Ă  des tiers.

Résumer avec l'IA :

3 rĂ©flexions sur “La justice britannique rejette les accusations de Shein contre Temu pour usage non autorisĂ© de photos”

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